Mon week-end au Royaume-Uni –> par Alban Lemaire
Ce week-end, l’objectif était simple : battre mon record personnel (RP) sur semi-marathon. Mais entre un terrain bien plus difficile que prévu et une récupération compliquée, ces deux courses se sont transformées en un véritable test physique et mental.
Chichester : un semi-marathon bien plus technique que prévu
Arrivé tardivement à Chichester, près de Portsmouth, avec très peu de sommeil, je prends tout de même le départ avec ambition. L’objectif : signer un RP sur ce trail annoncé comme « tout plat ». Mais la réalité du terrain allait vite me rappeler à l’ordre.
Dès le départ, l’allure est rapide, et je parviens à accrocher le groupe des sept premiers sur les cinq premiers kilomètres. Mais la suite du parcours se complique : chemins recouverts de pierres et de galets, passages glissants entre algues et vase, sentiers étroits… Un terrain bien loin du semi-marathon roulant que j’avais imaginé. Mon gabarit souffre dans ces conditions, et l’espoir d’un RP s’amenuise.
Je m’accroche malgré tout, mais à deux minutes près, l’objectif ne tombera pas. Au final, je boucle ce premier semi-marathon en 1h38m17s, terminant 22e sur 306 participants. Côté physique, le bilan est rude : cheville douloureuse, un ongle cassé et des jambes dures comme du béton.
Direction Whitstable pour un deuxième semi-marathon
Après 2h30 de route pour rejoindre Whitstable, près de Canterbury, l’objectif est de récupérer un maximum. Un bon repas et une nuit de sommeil plus réparatrice permettent de recharger un peu les batteries, mais au réveil, les sensations ne sont pas idéales : douleurs aux jambes, cheville sensible et un ongle en mauvais état.
Dès l’échauffement, je sens que ça va être compliqué. Le départ est donné, et je passe sans encombre la première boucle. Mais au début de la deuxième, je comprends vite que je ne dois pas m’acharner à chercher un RP. Le chrono grimpe et les douleurs s’intensifient, d’autant plus que je n’ai pas pris de gel énergétique. À ce stade, l’objectif devient simplement de tenir jusqu’au bout et considérer cette course comme un bon entraînement.
Je franchis finalement la ligne d’arrivée en 1h42m, terminant 55e sur 349 participants.
Bilan du week-end : pas de RP, mais une expérience enrichissante
Malgré l’absence de record personnel, ces deux semi-marathons ont été une belle leçon de gestion de l’effort et d’adaptation. Deux terrains exigeants, une récupération limitée, mais au final une satisfaction d’avoir porté les couleurs du BRC au Royaume-Uni.
